,,Ceci est ma première expérience sur 100m2 de culture urbaine  que j’ai partagée sur le blog” le-jardin-nourricier” pendant 5 ans.
Elle conte mes premiers pas sur la voie de la permaculture en vue d’une autonomie alimentaire.

 

Objectifs et agriculture urbaine

Nous habitons à Capbreton sur le littoral landais, à 100m de l’océan.
Notre habitation se trouve sur une parcelle de 360m2 avec 110m2 de cultivable.
Notre objectif a été de rendre notre environnement comestible malgré plusieurs paramètres défavorables :
– la proximité de l’océan apporte réguliérement des embruns qui grillent les feuilles des cultures. Il a fallu nous en protéger par la construction d’une serre froide.
– le sol est entiérement constitué de sable de dune, donc très pauvre, filtrant mais ne gardant pas l’eau.
– le peu de surface disponible nous a amené à cultiver en hauteur et à utiliser une partie des toits
– la maison de notre premier voisin est en limite de propriété et ne nous laisse que peu de plage horaire avec le plein soleil.
Malgré ces points non négligeables nous avons démarré notre projet d’agriculture urbaine en 2010 et les résultats commencent à se manifester.
Cherchant toujours à optimiser et améliorer notre projet , nous avons rajouté un petit poulailler avec 2 poules et cet hiver nous avons créé une petite serre de 18m2 qui abrite un projet d’aquaponie ainsi qu’un élevage de mouches soldat dont les larves servent à nourrir en partie nos poissons tandis que les asticots se font un plaisir de recycler nos derniers déchets de cuisine.
Nous avons aussi découvert une nouvelle façon de conduire les arbres fruitiers qui permet de les cultiver sur un petit terrain: la conduite en solaxe.
Au mois de Mars nous avons ainsi arraché notre haie coté rue qui était plantée de fusains, éléagnus, pitosporums et arbousiers pour créer une haie fruitière.
La terrasse a été équipée d’une pergola de 6 x 3 m qui vient supporter 5 bacs de
culture pour oignons l’hiver, courges et melons l’été, qui se font un plaisir de courrir sur les tuiles.
Je pense qu’à présent nous sommes au maximum de nos possibilités d’exploitation.
Il ne nous reste plus qu’à optimiser les rotations des cultures et rendre l’aquaponie performante pour gagner en production.
Déjà cette année nous n’avons pas acheté de légumes et révons déjà à tous les fruits que nous aurons d’ici 3 ou 4 ans.
L’agriculture urbaine peut se révéler très performante si on se donne le temps et les moyens.
Quand je parle de moyens, c’est plus des moyens techniques que financiers, car l’ensemble des installations a été réalisé à partir de matériaux de récupération exceptées la partie technique de l’aquaponie.
Dans l’onglet zonage je développerai succintement les diverses techniques employées si cela peut permettre à quelqu’un de franchir le pas vers une autonomie alimentaire de qualité, quelle soit totale ou partielle; l’essentiel est de se remettre les mains en terre, le reste suivra!
Vidéos du lieu:
créer son jardin sur très peu d’espace: https://www.youtube.com/watch?v=yLspCdo7qD8

Fruitiers: la conduite en solaxe

– la conduite du pommier en solaxe: cette technique a été diffusée entre autres par Jean Marie Lespinasse à l’INRA
La méthode « J-M Lespinasse » consiste à conduire l’arbre le plus librement possible selon son propre mode de ramification. Le but recherché est d’accélérer la mise à fruits et d’établir rapidement un équilibre entre la fructification et la croissance végétative.
Comme vous pouvez le voir en cliquant sur le lien, le principe consiste à couper toutes
les branches latérales en dessous de 1,20m et de conserver le sillon principal sans le couper.toutes les branches restantes sont arquées vers le bas par des ficelles ou des tiges métalliques reliées au tronc. Cette courbure réalisé sur le bois de l’année va interrompre la mise en végétation favorisant la production de bois, pour se concentrer sur la fructification.
Les avantages : pratiquement pas de taille / peu de gourmands / fructification régulière / conduite de l’arbre assez simple.
autre avantage : la végétation aérienne est concentrée autour de l’axe sur un diamètre de 1 m maximum.Un puits de lumière de 40 cm environ est entretenu le long de l’axe afin d’aérer et d’amener la lumière au centre de l’arbre. Le système racinaire est lui même diminué d’autant, ce qui permet ainsi de planter un fruitier tous les 2m.
La récolte devient facilité et très accessible.

Les inconvénients : du temps pour l’attachage.
.
– connaissances élémentaires pour la conduite d’un verger familial: site croqcentrevosges.free.fr

– le film: » le verger permaculturel, au delà du bio » chez Stefan Sobkowiak, réalisé par Olivier Asselin au Québec, avec une super approche de la permaculture au verger.

 

fabrication de bacs de culture

L’ensemble de mes bacs a été réalisé à partir de lames de terrasse en pin autoclavé de 2,40 x 0,14 en 18 mm d’épaisseur; ce sont des lames produites en grandes quantité, ce qui occasionne des prix corrects. Pour éviter les chutes je suis parti sur des bacs de 1,60 de long, 28 cm de haut et 37 à 40 cm de large.
prix de revient d’un tel bac en 2014: 26€
– 4 lames de terrasse lisse ou striée : 20€
– volige de 2,40 m x 0,22 en 18 mm: 4€
– visserie inox 2€
– polyane de récupération à mettre au fond avec un léger relevé de 7 cm en périphérie, et tout le tour intérieur.
les voliges servent à réunir les lames entre elles et de fond de caisse. Elles sont espacées de 2 cm, ce qui permet de perforer le polyane au niveau de ces intervalles pour évacuer le surplus d’eau.
L’ensemble des bois sont vissés entre eux et le polyane agrafé.
Pour 26 à 30 € maxi vous avez un bac de 1,60 x 0,40 x 0,30 (plans à venir)

 derniére récolte de tomates en serre au 09/01/15

Derniére récolte de tomates en serre froide le 9 janvier 2015 avec quelques piments, chou rave et céleri rave, bonne salade en perspective!
sur les autres photos on peut voir qu’il reste encore pas mal de piments et poivrons qui arrivent malgré tout à murir. Je vais essayer de conserver les pieds si les températures ne descendent pas en dessous des -4C qu’on a déjà eu.
quant au citronnier/mandarinier Meyer, il croule sous près de 250 citrons délicieux!
Quel bonheur, simple mais bien réel!
avec mon citonnier, je vous souhaite une heureuse année faite de joies simples, mais à quoi bon vous le souhaiter, car si vous savez apprécier ces petits instants forts en émotions, vous avez déjà le bonheur au fond du coeur!
vive la vie!

Initiée par le japonais Fukuoka (1913-2008) dans son livre » la révolution d’un seul brin de paille », elle est développée par David Holmgren et Bill Mollison en 1974.
Elle est la contraction de permanent et de culture et deviendra la culture de la permanence.
Elle vise à développer une culture pérenne avec une agriculture soutenable et un usage éthique des terres. Pour ce faire, l’esprit de la permaculture va envisager le système de production dans son ensemble et va donc s’occuper des plantes et animaux aussi bien que des constructions, de la gestion de l’eau et de l’énergie, ainsi que de la qualité des relations humaines et de la communication.
Elle a pour objectif de définir un modèle durable, équilibré et sain, économe en eau, ressources et énergies, productif et respectueux des hommes, de la terre et des animaux.
C’est aussi produire, créer de l’abondance pour tous, optimiser au maximum les surfaces, sans pour autant occasionner de déchets mais au contraire en recyclant et valorisant ces derniers.
Il est avant tout basé sur l’observation et la reproduction d’écosystèmes naturels; Cela implique un respect de la terre, des eaux et des forets, celui des hommes et de leur mode de communication et, pour finir, un partage équitable des récoltes.
C’est une éthique de vie qui reconnait en toute humilité la valeur intrinsèque de tout être vivant; chaque élément est vu par la fonction qu’il remplit et non plus uniquement par son rapport économique. Ce système privilégie la biodiversité et la polyculture et aide les gens à devenir autonomes. Ceux qui voudraient aller plus loin dans la compréhension peuvent aller sur le site de permaculture France.

Les grands principes :
– chaque élément du projet est en relation avec d’autres afin d’inter agir et de coopérer
– chaque élément remplit plusieurs fonctions
– chaque fonction est assurée par plusieurs éléments
– grâce au design, le projet est découpé en zones ou secteurs d’activités afin de regrouper les zones les plus fréquentées proches des habitations. Sur la durée cela engendre des économies
de temps, d’énergies et de travail non négligeables.
– privilégier les énergies renouvelables
– la polyculture et la bio diversité assurent une meilleure productivité et davantage de synergies.
– la densité végétale permet d’aggrader les sols et d’établir des biotopes
– les lisières et les motifs naturels sont utilisés pour obtenir une meilleure efficacité.

1 Disposez bien votre compost
La première chose à faire c’est de bien situer votre tas de compost. L’idéal est qu’il soit facile d’accès afin d’y déposer régulièrement vos déchets. Disposez-le sur de la terre et non pas sur du béton. Cette condition est essentielle car la faune du sol va remonter dans le tas de déchets pour transformer les matières organiques. De même il est préférable de le situer dans une partie ombragée.

2 Brassez votre compost (Aérer)
En effet l’action des microorganismes, insectes et vers doit se faire en condition d’aérobiose. C’est-à-dire qu’il faut de l’oxygène pour permettre aux bactéries et à la faune de vivre et décomposer les matières organiques. Lorsque les conditions sont mauvaises (matières trop tassées, excès d’eau), nous sommes en conditions d’anaérobiose (= privé d’oxygène) on aura une fermentation anaérobie qui va transformer les matières organiques carbonées en méthane (entre autre). Dans ce cas on ne pourra pas obtenir un compost de qualité. Mon conseil : Si vous compostez en silo, a chaque fois que vous rajoutez des déchets mélangez-les à l’aide d’une fourche avec la partie supérieure du tas de compost. Compostez également des végétaux qui permettent d’aérer naturellement le compost (mettez par exemple des brindilles).

3 Pré-compostez
Si vous avez un grand jardin avec de nombreux déchets à composter, pré-compostez vos déchets. D’une part vous aurez les déchets riches en carbone (feuilles mortes, brindilles, paille, sciures etc…) et d’autre part les déchets riches en azote (déchets de cuisine, tontes de gazon, restes de cultures etc…). Mélangez dans un troisième tas ces deux types de déchets suivant une formule bien précise, c’est le point suivant.

4 Mélangez bien les matières
Mélangez toujours des végétaux riches en carbone avec des végétaux riches en azote. Pour aider les jardiniers on a déterminé un rapport afin de calculer les quantités de matières à composter suivant les végétaux. C’est le rapport carbone/azote, chimiquement le carbone est noté C et l’azote est noté N on le note donc C/N. Idéalement il doit se situer entre 25 et 35 dans le tas de compost. C’est à dire qu’il faut 25 à 35 fois plus de carbone que d’azote, ce qui correspond à un rapport optimal pour l’activité des bactéries et qui permet d’obtenir un compost bien équilibré (ni trop fin ni trop grossier).

5 Corrigez éventuellement l’acidité (amender)
Il peut être utile de booster la dégradation des matières organiques carbonées (ex : cellulose) par les micro-organismes. Pour leurs apporter les bonnes conditions il est préférable d’avoir un milieu plutôt neutre. Un Ph compris entre 6 et 7.5 permet une meilleure assimilation des oligo-éléments. Si le Ph est trop acide, on peut apporter quelques poignées de craie, de cendres ou du lithotame en poudre en cours de compostage. (éviter la chaux qui est trop soluble) Si le Ph est trop basique (supérieur à 7.5) il faut l’abaisser en faisant des apports d’aiguilles de pins, de tourbe,etc….

6 Apportez juste ce qu’il faut en eau
L’eau est indispensable à la vie et le compost est un bouillon de vie. Que ce soit des bactéries, des moisissures, des algues, des insectes, des vers etc… Tous ces organismes ont besoin d’eau pour vivre et accomplir leur rôle dans votre compost. Pour simplifier Pas d’eau = Pas de compost.
Mon conseil :
En été et à chaque fois que vous compostez des déchets assez secs, rajoutez quelques litres d’eau de pluie dans votre compost.

7 Protégez votre compost été comme hiver
En corrélation avec le point précédent, il est utile de couvrir le tas de compost pour éviter les excès d’eau qui peuvent avoir lieu avec les pluies orageuses par exemple. De même une bonne couverture évitera ou diminuera au moins les risques de lessivage des matières organiques fraîchement décomposées. Citons également un effet accumulateur de température et de maintien des conditions idéales pour la faune du compost. Enfin en le protégeant cela vous évitera de trouver des graines adventices dans votre compost final.
Mon conseil : Pour couvrir utilisez soit des matériaux naturels (c’est préférable !) comme de la paille ou du foin qui n’a pas grainé. Ou bien une bâche plastique perméable à l’eau.

8 Retournez votre tas de compost
En compostant en tas vous pouvez observer que les premiers jours les températures du compost augmentent très fortement et peuvent atteindre 70°C. Après deux semaines de compostage la température du compost redescend. Au moment ou la température redescend vers 30 à 40 °C retournez le tas. La première observation que vous allez pouvoir observer c’est une remontée de température. Il n’est pas nécessaire de retourner le tas complètement, ramenez les matières du dessus au centre du tas de compost.
Les conséquences seront très bénéfiques :
– destruction des éventuels pathogènes qui étaient en surface
– destruction des graines adventices et autres
– aération du compost
– accélération du processus de compostage

Source site : http://www.compostage.info/index.php

MOUCHE SOLDAT ou BLACK SOLDIER FLY

Vous avez peut être déjà trouvé votre compost envahi par de gros asticots; voici la responsable.
Elle apparait de juin à octobre sur les épluchures de fruits entre autres qui lui apportent sucres et humidité.
Mieux vaut lui dédier un lieu approprié si vous ne voulez pas retrouver votre compost grouillant d’asticots.
Personnellement, je fais plusieurs compost:
– un compost végétal (1 vol matières vertes + 2 vol matières brunes ) + mes déchets de cuisine de novembre à mai
– un lombricompost pour avoir un compost fin pour les semis de printemps
– un « asti-compost » pour l’élevage des mouches soldats de juin à octobre, pour nourrir mes 2 poules et mes poissons

La mouche soldat ne fait pas partie à proprement parler des autres habitants du lombricomposteur, mais sa larve peut s’y développer parfois en grand nombre, surtout dans le sud de la France.
Son lom latin est Hermetia Illucens et à l’état adulte, elle ressemble à une guêpe noire.

Elle est originaire des régions tropicales d’Amérique, mais a colonisé toutes les régions qui lui conviennent, et le sud de la France depuis les années 50.
La mouche adulte pond sur des végétaux en putréfaction, des charognes, sur les déjections, fumiers, ou bacs à purin par exemple.
Un lombricomposteur bien équilibré ne devrait donc pas l’intéresser comme lieu de ponte.
Mais on n’est pas à l’abris d’une introduction accidentelle et sa présence est vite remarquée. Les larves sont assez grosses (15 à 20mm de long), de couleur crème à marron, avec un corps aplati, très vivaces, et plutôt en surface car elles se nourrissent des restes relativement frais. On peut les trouver en quantité importante car une ponte fait plusieurs centaines d’oeufs.

Bien que son aspect soit peut engageant, elle ne présente aucun danger pour les vers.
Mais selon l’importance de leur population, elles vont les priver d’une bonne partie de la nourriture, en leur laissant essentiellement la cellulose qu’elles ne consomment pas, mais qui est peu nutritive.
La larve met 15 jours environ à se développer, puis va chercher un endroit sec pour se métamorphoser en nymphe, d’où un adulte sortira 15 jours plus tard également.

L’ambiance trop humide d’un lombricomposteur ne permettant pas à cette mouche de se développer,
le plus simple pour s’en débarrasser est de prélever les larves et de les donner à manger à des poules ou des poissons par exemple.

Cette mouche est une alternative au lombricompostage dans les pays chauds. Elle permet de traiter les déchets végétaux et déchets d’élevage, en les transformant en engrais pour les plantations et en protéines pour les élevages.
Ainsi en Indonésie, cette technique permet de transformer 2,5 tonnes de tourteaux de palmiste (résidus huile de palme) en1 tonne de larves en 3 semaine, à condition que des ilôts de forêt soit laissés entre les plantations de palmes.
Il en est de même pour le retraitement des lisiers de porcs par exemple.
L’avantage est que sa présence dans les déchets empêche d’autres mouches de s’installer, et ques les larves sont faciles à récupérer pour l’alimentation animale puisqu’elles sortent d’elle même quand elles sont « mûres ».
Les larves sont très riches en calcium (en moyenne 10 fois plus que les autres larves de mouches), en graisses et en protéines.
Les mouches adultes sont vecteurs d’aucune maladie. Elles ne présentent aucune gêne pour les humains ou les animaux car elles ne vivent qu’une semaine pour se reproduire et ne se nourrissent pas pendant ce laps de temps (elles n’ont même pas de pièces buccales prévues pour ça…). Elles vivent uniquement sur les graisses stockées à l’état larvaire.

VIDEO ELEVAGE MOUCHE SOLDAT:
système à voir sur you tube: www.youtube.com/watch?v=samyE_r0sXs
mon expérience: https://www.youtube.com/watch?v=VX99Wi1C5I8

Conception du lieu.

Un système en permaculture utilise autant que possible les ressources biologiques, végétales et animales, afin de remplir toutes les fonctions du jardin et d’économiser de l’énergie.
Pour s’économiser des heures de travail et des voyages couteux on essaiera d’intégrer un maximum d’éléments sur le site même et on ciblera toutes les ressources de proximité facilement récupérables.

Engrais verts.

L’utilisation d’engrais verts et d’arbres de la famille des légumineuses tels qu’acacia ou eleagnus permet de se passer des engrais azotés.
Un espace planté en consoude permet d’avoir à disposition des feuilles riches en potasse et minéraux, soit pour faire un purin qui favorisera la floraison et la fructification des plantes, soit pour servir de paillage directement sur les planches de culture.

Animaux.

Des poules ou autres animaux peuvent être intégrées au système, pour écouler nos déchets organiques, pour débarrasser une grande partie des parasites du sol tout en apportant un fertilisant de qualité. Suivant la place disponible, un parcours peut leur être aménagé pour les laisser en liberté et ne pas avoir à les nourrir.
La proximité d’un centre équestre constitue une ressource non négligeable.

Ressources extérieures.

si nous ne disposons que de peu d’espace, la déchéterie regorge de ressources: tout l’été, feuilles et herbe de tonte pour assurer un complément de paillage et équilibrer notre compost, l’automne, feuilles à profusion pour paillage et compost, taille d’arbustes comme murier platane, albizia, catalpa, etc, pour broyage et brf.

L’eau.

La ressource en eau peut être assurée tout ou partie grâce à la récupération des eaux de pluie. De plus, un bon paillage et l’incorporation au sol d’une grosse quantité de masse végétale, maintiennent l’eau en profondeur et limitent l’évapotranspiration .
En cas d’allées enherbées, un « tracteur à poules » évite de passer la tondeuse tout en fertilisant le sol.
Sinon, on peut aussi utiliser une couche d’aiguilles de pin de 5 à 10 cm sur les allées ce qui va limiter les adventices tout en maintenant l’humidité du sol. Cela évitera en cas de grosse chaleur que l’allée aspire l’humidité de la butte proche.

Arbres.

L’utilisation de fruitiers judicieusement placés permet , outre la production de fruits, d’avoir des espaces ombragés et un apport de feuilles à l’automne.
L’étagement des cultures dans l’espace permet d’optimiser le système: à des grands arbres, noyers, chênes, châtaigners, succèdent des fruitiers, puis petits fruits et enfin potager.
Leur systèmes racinaires puisant à différentes profondeurs ne se concurrencent pas mais enrichissent la vie du sol.
Sur de plus grands espaces on peut utiliser une zone en agroforesterie en plantant des arbres têtards dont le bois servira au chauffage ou à la production de brf.

Coupe vent.

Des haies coupes vent peuvent être réalisées avec de grands arbres, arbustes, ou plus simplement avec des tournesols ou topinambours qu’on peut planter dans des pneus afin de les contenir. Ils fourniront une grande masse végétale à broyer ou composter, et de la nourriture pour les oiseaux à l’automne.
On peut aussi planter des bambous à condition de les limiter par une tranchée avec un angle légèrement ouvert et en prenant soin de prélever régulièrement les tiges de 3 ans et d’éclaircir les touffes pour laisser pénétrer la lumière jusqu’au pied, cela évite qu’ils ne tracent trop pour chercher la lumière.
Des sureaux , noisetiers ou arbustes à baies, peuvent aussi constituer une haie sauvage favorisant la biodiversité et servant d’abri à auxilliaires.

Couvre sol.

Des plantes comme la capucine, la tétragone ou la patate douce sont d’excellents couvre sols comestibles.

Effet de lisière.

En permaculture, l’effet de lisière est très important. Cet espace limite 2 zones différentes, buttes et allées, verger et potager, terre et eau, foret et prairie. La rencontre de ces 2 milieux distincts permet la mise à disposition de ressources différentes; cela en fait des espaces très riches, où la biodiversité s’exprime pleinement, et qu’il faut privilégier au maximum.

Point d’eau.

Un point d’eau, une mare, sont un plus pour favoriser cette diversité tout en abreuvant tous les auxilliaires et pollinisateurs. De plus cela crée un micro climat qui peut être exploiter pour créer une zone supplémentaire.

Pollinisateurs.

De plus en plus nos pollinisateurs sont victimes des frelons asiatiques mais surtout des pesticides de l’agriculture intensive. Ainsi on remarque régulièrement un manque de pollinisation récurent dans certaines zones. Les abeilles tout comme les bourdons sont en constante régression.
Nous allons attacher un soin tout particulier pour leur offrir un lieu sain et riche en nourriture, voire héberger une ruche ou une colonie de bourdons . On plantera un maximum d’aromates et mellifères telles que lavande, bourrache, agastache, consoude, sarrazin, mélilot, fenouil, phacélie, soucis, etc,…

Favoriser les auxiliaires

Nombre d’insectes sont les amis du jardinier. Ce sont des “auxiliaires”, qui aideront à réguler les populations de ravageurs et polliniseront vos fleurs et légumes. Et tout ça, gratuitement et écologiquement !La plupart d’entre eux apprécieront des débris de végétaux laissés en permanence sur le sol, une vielle souche enterrée,des tiges de sureaux, topinambours ou tournesols dans lesquels ils feront leur galeries, des buissons et tout un tas de fleurs où butiner.
Penser à installer des fleurs de printemps ou de fin d’été afin de les fidéliser et leur permettre de se développer avant que les parasites n’arrivent; on peut aussi laisser des choux ou des radis en fin d’hiver pour qu’ils montent en graines au printemps.
Ils apprécieront l’achillée mille feuille, la consoude, la bourrache, phacélie et moutarde en engrais vert, choux divers, radis, fenouil, corbeille d’argent, œillet d’inde, lavande , agastache, capucine, bruyère.

Le déclin des abeilles expliqué en 3 mn. En 15 ans l’Europe a perdu près de 30% de ses colonies . ce même chiffre peut aussi s’appliquer aux bourdons d’Europe dont 50% des espèces ont d’ores et déjà disparues.
Faute de pollinisateurs, c’est un tiers des fruits et légumes qui disparaitront de nos jardins.
Installons dans la mesure du possible une ruche d’abeilles ou de bourdons, ou favorisons des lieux dans le jardin pour qu’abeilles solitaires, syrphes ou bourdons nichent , se reproduisent et se sédentarisent. Peuplons nos jardins de 1000 fleurs dont la floraison étagée sur 2 à 3 mois va leur apporter de quoi se multiplier rapidement.
Il est aussi intéressant de noter que notre vision nous limite souvent au monde diurne, or beaucoup d’insectes, chauve souris et animaux sortent la nuit, certaines fleurs n’émettent leur parfumés et nectar que la nuit.
Pensons donc à optimiser notre système de façon à le faire tourner 24 h sur 24h.

les auxilliaires du jardin: les aides de base
le jardin à manger: site bien détaillé sur les auxiliaires, les plantes comestibles ou dangereuses, fiches techniques aromates et légumes.

 La communication du monde végétal

le monde végétal est doté de conscience et d’intelligence, capable de dialoguer, de réagir à des agressions et d’évoluer au fil du temps.
ci dessous plusieurs vidéos traitent de ce sujet passionnant qui nous font changer notre regard vis à vis du monde végétal.
il est grand temps que l’homme ne se comporte plus en maitre absolu et retrouve son humilité; les scientifiques commencent d’ailleurs à imiter les plantes pour développer des systèmes efficaces et résilients: c’est le bio mimétisme.

VIDEOS et DOCUMENTAIRES :
-le troc végétal ou l’échange entre les plantes et les champignons: les mycorhizes http://dai.ly/xf2tmm
– la statégie de l’acacia face à l’attaque d’une antilope: part 1 http://dai.ly/x8ufgy , part 2 http://dai.ly/x8ufcw , part 3 http://dai.ly/xf4vsl
– les différentes façons de communiquer des plantes: leur communication
– en plus des odeurs et des couleurs les fleurs utilisent le courant électrique pour attirer les abeilles: le langage électrique
– une approche plus complète et documentée:L’insoupçonnable intelligence des plantes – Partie 1
– la stratégie des végétaux pour attirer les pollinisateurs: http://youtu.be/qs0P2ObdO6Q
– la vie des orchidées: http://youtu.be/evsb2tBnkCo
– la socialisation des fleurs: http://youtu.be/NU5ZQBc-Nqs

Améliorer le sol grâce aux légumineuses

Cultiver des légumineuses au jardin, en dehors des haricots et des pois, ce n’est pas une idée saugrenue. Les espèces de Fabacées d’origine sauvage ont aussi leur utilité : semées comme de l’engrais vert, elles enrichissent le sol en azote et améliorent sa structure, tant au potager, au verger qu’au jardin d’ornement.

Des légumineuses pour enrichir le sol en azote

Les plantes de la famille des Légumineuses, ou Fabacées, ont ceci de particulier que leurs racines présentent des nodosités (petits renflements) qui abritent des bactéries du genre Rhizobium. Ces bactéries vivent en symbiose avec la plante : la légumineuse fournit du carbone aux bactéries, qui en retour mettent de l’azote à disposition de la plante. Cet azote utilisable par les racines (sous la forme d’ion ammonium NH4+) est synthétisé par les bactéries à partir de l’azote atmosphérique (N2).
L’avantage, c’est que cet azote accumulé dans le sol permet de nourrir les plantes installées à proximité, soit parce qu’elles sont cultivées en même temps que les légumineuses, soit parce qu’elles sont plantées après les légumineuses qui, laissées en place, se décomposent (racines surtout mais également parties aériennes) et libèrent dans le sol l’azote qu’elles contiennent.
Pour résumer, les légumineuses fixent dans le sol l’azote de l’air (elles sont les seules plantes à pouvoir accomplir ce petit exploit !) : elles agissent comme un engrais azoté, qu’il soit d’origine minérale ou organique. Semer du trèfle, du lupin ou du mélilot remplace ainsi l’apport d’engrais et nourrit durablement les cultures gourmandes en azote : à ce titre, les Fabacées sont des engrais verts.

Autre avantage des légumineuses : améliorer la structure du sol

Autre bénéfice pour le sol : les fabacées ont la plupart du temps un système racinaire puissant (de nombreuses espèces ont une racine pivotante) et qui descend en profondeur (jusqu’à 2 mètres pour la luzerne !). Elles permettent ainsi une meilleure aération du sol et son décompactage, en permettant à l’eau de mieux s’infiltrer. Et comme les racines sont profondes, elles ne font que peu concurrence aux racines plus superficielles des autres cultures, au potager notamment.

 

Enfin, bien que cela ne soit pas propre aux légumineuses, l’installation de cette végétation basse évite de laisser le sol nu, ce qui présente plusieurs atouts (sensiblement les mêmes que ceux d’un paillage) :

  • Moins d’érosion et de lessivage par les pluies ;
  • Moins d’évaporation et donc un sol qui reste plus frais ;
  • Moins de mauvaises herbes ;
  • Dans certains cas, les légumineuses peuvent même être décoratives, grâce à leur floraison

 

 

Pour une documentation plus fournie allez voir le blog suivant dans la rubrique potager:          http://binette-et-cornichon.com/a/c/engrais-verts/

LE BRF (bois raméal fragmenté)

 

La technique du BRF est un copié-collé du système forestier.

C’est l’arbre qui fait le sol : il est le relais, le lien entre :

  • l’énergie qui vient du soleil (par la photosynthèse)
  • et l’énergie qui vient de la roche-mère (par l’extraction des éléments minéraux par        les racines).

Le BRF stocke l’eau , en grande quantité, et à différentes profondeurs du sol. Ainsi la plante peut être autonome, et chercher elle-même, en développant son système racinaire, l’eau nécessaire à sa survie. L’arrosage est au moins diminué de moitié, parfois même supprimé carrément. De la sorte, les légumes récoltés montrent jusqu’à 30% de matière sèche de plus que la moyenne. Ce sont des denrées goûteuses, nutritives, équilibrées…

BOIS…  Une règle d’or : utiliser des feuillus , jamais des résineux (au pire, à hauteur de 20% maximum dans un mélange). Les essences spontanées (chênes, hêtres, frênes, érables, cornouillers…) donnent les meilleurs résultats, les mélanges sont les plus à même de se montrer complémentaires.

…RAMEAL… Il s’agit donc de rameaux  : c’est-à-dire les parties des branches sur lesquelles poussent les feuilles . Ces rameaux sont très riches en lignine jeune, à la différence des branches plus vieilles, qui ont constitué leur lignine « définitive » bien plus difficile à briser. Les rameaux, constitués de matière plus fraîche, présentent un rapport C/N (proportion de carbone par rapport à l’azote) de 50 à 60, à la différence des branches qui chiffrent jusqu’à 500. Les rameaux portent les feuilles qui sont le siège de la photosynthèse , la porte d’entrée de l’énergie solaire. Il faut attendre la fin de l’aoûtage, quand ces feuilles ont rendu au moins 60% de leur réserve énergétique à leur support : c’est le changement de couleur qui indique cette étape, les feuilles jaunissent, bien sûr, et les rameaux brunissent.

…FRAGMENTE Ces rameaux seront fragmentés , pour offrir de multiples portes d’entrée aux champignons : les basidiomycètes , qui sont lignivores et qui vont enclencher, en s’installant, la constitution d’une chaîne alimentaire saine et vigoureuse : champignons, prédateurs de champignons, prédateurs de prédateurs… S’il y a des feuilles dans le broyat, elles feront l’affaire des bactéries. Le règne fongique , si particulier, se partage entre caractères du règne végétal et du règne animal. Ils vont donc proliférer sur cette proie de choix que constitue le broyat répandu. Ils vont émettre des éléments biotiques et abiotiques qui se mêlent à l’humus, et constituent de véritables signaux anti-stress pour les végétaux. Ainsi les plantes seront moins sensibles aux attaques, car elles émettront moins de signaux de détresse.

Sources 

Vidéo dailymotion : le brf, une perspective d’avenir (11 mn)   http://youtu.be/YTAIF2RYWcU

Vidéo youtube : le brf et l’aggradation (8 mn )   http://youtu.be/3hQ1AymcWws

 

 

Mode d’emploi :

 

 

Coupe des rameaux  : on taille entre septembre et février. Ce sont les rameaux de diamètre de 7 cm maximum qui sont préconisés, et mieux de 4 à 5 cm .

Stockage : en taillant les branches en période d’aoûtage, c’est-à-dire de sève descendante, on dispose d’un matériau en arrêt végétatif. On peut donc le stocker de 2 à 4 mois, entier, à l’extérieur, à la mi-ombre, et il restera vivant.

Broyage : il se fait au dernier moment, juste avant l’épandage. La perte de volume en broyant son tas de branches est de 1/10 à 1/15 ! C’est dire s’il faut bien anticiper ses réserves. Il faut obtenir des fragments de 3 à 5 mm d’épaisseur (plus on offre de portes d’entrée aux mycéliums, plus la pédogenèse sera optimale).

Epandage : il doit se faire dans les 24 à 36 heures maximum du broyage, pour éviter tout phénomène de compostage et de surchauffe. S’il en reste, il faut alors abaisser le tas à 40 cm de hauteur pour limiter les risques. L’épandage peut se faire de septembre à février, bien sûr, plus on le fait tôt, mieux ce sera au printemps. Les mycéliums travaillent jusqu’à -7°. On dispose sur le sol une couche de 3 à 5 cm : en mettre plus ne sert à rien, sinon se donner du travail. 1 m 3 de broyat couvre 30 m² de terrain ( 300 m 3 à l’hectare). Le sol peut être non travaillé, simplement tondu à ras. Il s’auto-labourera pendant l’hiver. Les mycéliums vont s’installer : filaments blancs microscopiques qui peuvent constituer des km de réseaux, ils investissent les lieux, créent un feutrage bien visible, et attirent les autres êtres vivants du sol : microorganismes, collemboles, cloportes et… vers de terre !

Incorporation : au printemps, on guette les signes de la reprise de l’activité biologique du vivant : les bourgeons, les oiseaux, les graines, le temps qu’il fait, son propre organisme… Il faut alors incorporer le BRF par griffage dans les 10 premiers cm du sol

  • La faim d’azote : Ce mélange, cette incorporation, arrive quand les champignons arrivent au bout de leur « réserve » d’azote. L’azote consommé par les fongiques leur fournit l’énergie nécessaire à la synthèse des molécules de lignine . La faim d’azote n’est pas l’ennemi : elle montre au contraire que la pédogenèse est bien enclenchée. Les champignons s’accaparent de l’azote minéral du sol, mais vont ensuite le rendre disponible aux plantes sous forme assimilable (c’est-à-dire soluble).
  • Un sol riche pour 3 ou 4 ans : Pour ne pas trop subir la faim d’azote, une bonne solution de rotation est de commencer ses cultures par : 1ère année des Fabacées .Ces plantes magiques synthétisent toutes seules l’azote de l’air.  2ème année : des plantes gourmandes : Solanacées, Cucurbitacées, Brassicacées (choux…). 3ème et 4 ème année : plantes de plus en plus frugales (salades, poireaux et carottes, oignons, aulx, échalottes…)

Pendant tout ce temps, pas de travail du sol . Simplement contrôler les mauvaises herbes, et/ou pailler. Couper et non arracher les appareils racinaires des plantes cultivées dans le sol..

Le BRF neutralise le pH  : progressivement, sols acides ou basiques reviennent aux alentours de 6,5, et peuvent ainsi recevoir toutes sortes de plantes, acidophiles et calcicoles…

Source : site afleurdepierre.com

Les mycorhizes

 

Les mycorhizes sont en fait de microscopiques champignons cachés bien à l’abri du sol, essentiels à l’équilibre des plantes avec les racines desquelles ils vivent en symbiose. Ces champignons archaïques, les gloméromycètes ou pourriture blanche, sont les premiers a coloniser la terre

Les plantes à leur contact sont alors capables d’absorber plus d’éléments nutritifs, leurs racines se développent mieux et sont moins sensibles aux maladies permettant ainsi une diminution significative de l’utilisation d’engrais et de pesticides.

Les mycorhizes permettent aux plantes d’augmenter l’efficacité de leur système radiculaire car les filaments qui sortent des racines ou les entourent sont parfois très longs et forment de véritables radicelles supplémentaires. L’absorption des éléments minéraux est ainsi amplifiée, notamment, celle du phosphate et des oligoéléments. Ils améliorent également la résistance des végétaux à la sécheresse et à certains ravageurs, notamment aux nématodes.

En contrepartie, les mycorhizes profitent des éléments énergétiques puisés par la plantes et se nourrissent des substances carbonées fabriquées par le végétal auquel il s’est associé.

 Divers types de mycorhizes

Il existe deux types d’associations mycorhiziennes :

 Les endomychorizes

Le mycélium du champignon pénètre à l’intérieur des racines. On peut clairement distinguer des filaments sortant de ces dernières mais pas de manchon. Ce type de mycorhizes concerne pratiquement tous les végétaux.

Il arrive que ces deux types soient présents en même temps sur une racine, on parle alors d’ectendomycorhizes.

Les endomychorizes concernent aujourd’hui 85 % des espèces végétales

Les ectomycorhizes

Le champignon fabrique des filaments (mycélium) qui enveloppent les racines de la plante en formant un manchon autour d’elles. L’action de ce champignon est beaucoup plus puissante au niveau enzymatique.

Ce type de mycorhizes concerne surtout les arbres ; les célèbres truffes sont en fait les formes fructifères visibles de ces mycorhyzes associées à des arbres comme les chênes.

Les principaux arbres concernés sont hêtres, bouleaux et noisetiers, etc…..

 

La différence de croissance est flagrante quand la plante profite des mycorhizes.

Connectée par ses racines au réseau souterrain du mycélium, elle peut ainsi récupérer les nutriments à plus d’un mètre autour d’elle.

La plante qui pousse hors mycorhizes ne doit compter que sur elle même.

Ses racines ne puisent qu’à 20 centimètres autour d’elle et sa croissance est donc plus faible.

 

 

Source :

site http://www.aujardin.info/fiches/mycorhizes.php#KtpkguWRooqU4yMQ.99

vidéo youtube Les mycorhizes (15 mn)   www.youtube.com/watch?v=UdU2ncM6L6Q 

le site de aquaponie pratique donne un maximum d’infos de base pour démarrer une telle expérience .

voir aussi celui de art survie

 

 

 Vers l’autonomie alimentaire grâce à l’aquaponie ( Sources France survie)

Imaginez vous dans un futur ou tout sera plus dur. Un futur ou l’eau douce sera rare et précieuse. Ou les océans dépeuplés ne fournirons plus que quelques poissons au prix de l’or. Et là, vous invitez des amis à manger une ratatouille du jardin, accompagnée d’un délicieux poisson… du jardin, lui aussi !

Cette scène est déjà le quotidien de ceux qui, des déserts d’Australie à ceux de l’Arizona, pratiquent l‘aquaponie.

 

Le mot « aquaponie » est un néologisme composé à partir de « aquaculture » (production animale ou végétale en milieu aquatique) et de « hydroponie » (culture de plantes hors-sol). C’est la combinaison de la culture de légumes et fruits avec l’élevage de poissons, qui peut ainsi fournir tous les nutriments dont nous avons besoins : glucides, vitamines, sels minéraux avec les légumes, protéines et lipides avec les poissons. Mais attention : l’aquaponie n’est pas simplement l’addition de ces deux cultures. C’est une combinaison de l’agriculture et de la pisciculture qui recrée un écosystème complet, et génère une synergie très puissante !

Les principes de l’aquaponie

Pratiquées de manière classique, ces deux productions présentent de gros inconvénients économiques et environnementaux. L’agriculture nécessite d’importants apports en engrais et en eau, qui sont diffusés dans la terre avec un mauvais rendement : une bonne partie de ces apports se perd dans le sol et ne profite pas à la plante, provoquant gâchis et pollution. L’élevage intensif de poissons génère quant à lui beaucoup de déchets organiques qui menacent l’environnement quand ils y sont relâchés.

Le coup de génie de l’aquaponie est, en combinant ces deux cultures, de transformer les inconvénients de l’une en avantage pour l’autre, et réciproquement !

 

Le principe général est le suivant :

  • les poissons sont nourris et produisent des déjections riches en ammoniac (NH3). Cet ammoniac est toxique pour eux, et peut très rapidement les tuer si on ne purifie pas l’eau.
  • l’eau du bassin est pompée et envoyée dans les bacs de culture, ou l’on fait pousser des légumes dans un substrat neutre (billes d’argile par exemple). La, des réactions naturelles complexes se mettent en place toutes seules (la nature est bien faite !) :
    • des bactéries nitrosomas transforment l’ammoniac en nitrites (NO2).
    • des bactéries nitrobacter transforment les nitrites en nitrates (NO3).
    • miracle : les plantes raffolent des nitrates, et les absorbent par leurs racines.
    • ceci produit un véritable filtre naturel qui débarrasse l’eau de ses composants toxiques.
  • l’eau purifiée est renvoyée dans le bassin.
  • une partie du parcours de l’eau se fait à l’air libre afin de l’oxygéner (cet oxygène sera utile aux poissons ainsi qu’aux bactéries et aux plantes).

Ainsi, les poissons produisent les nutriments pour les plantes, et les plantes filtrent l’eau pour les poissons.

L’aquaponie dans le monde

Si cette synergie entre poissons et végétaux existait déjà depuis toujours dans les rizières asiatiques, son utilisation intentionnelle est récente. Les premières expérimentations datent des années 70, et plusieurs universités, comme celle des Iles Vierges, ont mené des recherches poussées en ce domaine.

Un des intérêts de l’aquaponie est qu’elle réduit considérablement les besoins en eau. Celle ci tournant en circuit fermé, il n’y a que l’eau évaporée par les plantes à remplacer. Cette économie en eau a fait que certaines régions désertiques sont à la pointe du développement de cette technique : au premier rang figure l’Australie. Pour cette même raison, des organisations veulent promouvoir cette activité dans les pays en voie de développement.

L’aquaponie s’est aussi implantée sur le continent nord américain, et on peut y trouver de véritables exploitations à grande échelle.

En France enfin, et bien… pour l’instant, pas grand chose ! Mais ça ne va pas durer, l’intérêt commence à monter et un forum de valeureux pionniers prêche déjà la bonne parole. Soyez à l’écoute !

En pratique…

Plusieurs techniques existent, et vous les trouverez décrites sur beaucoup de sites… en anglais pour la plupart. Nous allons décrire ici une installation basique et fiable. Il est raisonnable de commencer par tester ce genre d’installation simple avant de se lancer dans des montages plus compliqués, qui auront d’autant plus de raisons de dysfonctionner.

 

Une installation de base repose sur les composants suivant :

  • un bassin pour les poissons. Il ne s’agit pas là d’un aquarium décoratif, mais d’un solide conteneur. Même s’il s’agit d’élevage intensif, il faut tout de même respecter quelques dimensions minimum afin de ne pas trop maltraiter et stresser les poissons. Evitez le simple tonneau vertical de 50 cm de diamètre pour des poissons de 20 cm comme on le voit parfois !
  • des bacs de culture étanches eux aussi, remplis de billes d’argile. C’est entre ces billes d’argile que les racines des plantes s’établiront. Ces bacs seront alternativement remplis et vidés par la technique dite « flood & drain » (inondation & drainage). Ceci permet aux racines de capter à la fois des nutriments dans l’eau et de l’oxygène dans l’air.
  • l’eau est tout d’abord remontée avec une pompe, du bassin des poissons vers les bacs de culture. Un filtre en entrée de la pompe évitera que celle ci ne soit bouchée ou endommagée par des débris trop gros.
  • lorsque la pompe a suffisamment rempli les bacs de cultures, ceux-ci se vident automatiquement par un ingénieux système de siphon cloche.

Vous avez là un système fiable et peu onéreux, idéal pour faire vos premiers pas. Si vous voulez que le système fonctionne sur l’année entière, il faudra alors l’inclure dans une serre. Ainsi, vous pourrez avoir des légumes en hiver.

Dans un premier temps, branchez vous sur les réseaux de votre maison : une rallonge électrique pour la pompe, un tuyau d’arrosage pour compléter le niveau d’eau… Ensuite, si vous le désirez, vous pourrez améliorer l’autonomie du système en installant un panneau solaire relié à des batteries pour la pompe, et un système de récupération d’eau de pluie sur le toit de la serre ou de votre maison.

L’installation est donc relativement simple. Reste ensuite à faire fonctionner l’écosystème reconstitué, et à « trouver le juste équilibre entre la population de poissons, la nourriture apportée, la population bactérienne et la végétation cultivée »  (Wikipedia). Car on travaille ici sur du vivant, et il n’y a pas de recette universelle, à par la passion et la patience pour arriver à ce résultat !

Qu’est ce qu’on mange ?

Le système de culture hydroponique sous serre permet de cultiver quasiment tous les légumes frais. Les plus simples sont les salades comme les laitues qui nécessitent peu de travail, mais ce ne sont pas les plus goûteux. Les légumes du soleil comme les concombres, tomates, courgettes, aubergines, poivrons et oignons sont particulièrement bien adaptés (d’où la ratatouille du premier paragraphe). Par contre, les légumes tubercules tels que les pommes de terres et les carottes ne sont pas vraiment à leur aise dans des billes d’argile et il faudra envisager pour eux d’autres types de bacs de culture.

Côté fruits, là aussi les variétés sont nombreuses. Melon et pastèques sont parfaits. Les baies aussi sont bien adaptées : fraises, mûres, framboises… Vous pouvez même obtenir des citrons ou des bananes !

 

Pour les poissons enfin : le tilapia est la star de l’aquaponie mondiale. Il est résistant, a une croissance rapide et une chair goûteuse. Il est officiellement microphytophage à tendance omnivore-détritivore ! En bon français, ça veut dire qu’il mange à peu près n’importe quoi : phytoplancton, lentilles d’eau, asticots, vers, épluchures et restes de votre cuisine compostés… Il provient des régions des lacs africains, et c’est là le problème pour nos contrées tempérées : il faut le conserver dans une eau à 12° minimum. Ceci oblige, en France, à mettre le bassin dans la serre et même à chauffer l’eau en hiver. Il existe bien sûr des poissons plus adaptés à nos régions comme la tanche, la perche, la carpe ou même la truite, mais ils n’ont pas l’aspect « pèche miraculeuse » du tilapia, avec une croissance moins rapide, et nécessitant un peu plus d’attention. Par contre, ils résistent bien au froid (certains poissons tiennent même si le bassin est gelé en surface), et on peut alors laisser le bassin hors de la serre.

Alors, on se lance ?

Bien sûr que oui ! Si vous disposez d’un peu de terrain (10 ou 15 m² suffiront amplement) et d’un peu de temps, allez-y ! Si vous habitez en appartement, vous pouvez essayer aussi, mais faites attention à ces deux points :

  • ne surchargez pas votre balcon : 1000 litres d’eau pèsent une tonne. Pas sûr que votre balcon apprécie. En tout cas, il n’a certainement pas été dimensionné pour ça !
  • donc il faut se contenter d’un petit système. Mais les petits systèmes ont un inconvénient : les paramètres de l’eau changent très vite, dans le bon comme dans le mauvais sens, et il faut les surveiller comme le lait sur le feu ! Un volume de 500 litres ou plus offre une plus grande inertie qui permet de corriger les problèmes plus sereinement.

Vous pouvez aussi vous orienter, avec vos voisins, vers une organisation de type jardin communautaire.

Quelques conseils pour terminer :

  • rapprochez vous des associations aquariophiles. Il y a énormément de passionnés, et, mine de rien, il s’y connaissent en poissons, même si l’élevage est un contexte un peu différent.
  • contrôlez les paramètres de votre eau (température, PH, nitrites, nitrates, etc…) quotidiennement et réagissez immédiatement en cas de dérive.
  • ajoutez un biofiltre à votre système. Le biofiltre est un bac dans lequel on met un média (des billes d’argile par exemple) servant de support aux bactéries dénitrifiantes qui transforment l’ammoniac en nitrate. Vous allez me dire : n’est-ce pas déjà le rôle des billes d’argile dans le bac de culture ? Bravo, il y en a qui suivent ! Mais le fait d’ajouter un biofiltre renforce le système, et vous permet de ne pas mettre les poissons en danger si vous déconnectez vos bacs de culture, le temps d’un nettoyage ou d’une réorganisation des plantations.
  • dans les forums, lisez les récits de catastrophes ! Vous saurez ainsi ce qu’il ne faut pas faire. Les aquaponistes (?) se surnomment entre eux les « serial killers de poissons », et on apprend beaucoup des erreurs des autres.

Alors, à vous de jouer maintenant : prenez votre subsistance en main !

Ressources

La « Bible » de l’aquaponie:  livre de Sylvie Berstein:aquaponic gardening (en anglais)

 

–  growing power  : produire en aquaponie   http://youtu.be/wGEHT4UR_ts     expérience communautaire urbaine aux USA

 

L’aquaponie en France:

–  aquaponie pratique

–  aquaponie.net : expérience en aquaponie près de bordeaux

 

Souscrivez à notre Newsletter

Souscrivez à notre Newsletter

 

Rejoignez notre mailing list pour recevoir les dernières nouvelle de l'Asso Lumi

Vous avez bien été inscrit à notre newsletter